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2011, june — Elle (fr.) — MONICA BELLUCCI À NU

MONICA BELLUCCI À NU

Monica Bellucci à nu

Pour nous, Monica Bellucci a accepté de se mettre à nu sous l’objectif de son complice John Nollet. Mais celle qui partage avec Robert De Niro l’affiche de « L’amour a ses raisons… »* se livre aussi sans fard. Sur son enfance, sa carrière, l’amour, ses failles et ses forces, l’actrice s’est confiée à Patricia Gandin. Interview.

En salles le 15 juin.

ELLE. Vous apparaissez dans la partie la plus romantique de « L’amour a ses raisons… », une pure comédie italienne en trois sketches, très enlevée, très réussie. Finis les rôles trash genre « Irréversible » ou « La Passion du Christ » ?

MONICA BELLUCCI. Quand le tournage a commencé, j’avais accouché deux mois auparavant et j’allaitais Léonie : ce rôle tout en douceur me convenait donc, en effet. Cela dit, justement parce que je venais d’être mère, ce n’était pas si évident d’incarner une femme enfant. Cette strip-teaseuse a raté sa vie mais va bouleverser celle d’un prof d’histoire de l’art qui croyait avoir renoncé à l’amour. C’est un rôle tout en sensualité alors que j’avais encore quelques rondeurs de trop. Mais je les ai mises au service du personnage. Tourner avec Robert De Niro, impossible de refuser ! J’étais très émue et super excitée de partager ces moments de cinéma avec lui.

ELLE. Vous lui montrez comment faire un strip-tease et il s’exécute : une scène qui restera mythique…

M.B. Il fallait se sentir très à l’aise, l’un et l’autre, pour que chacun s’exprime dans ce jeu. Cette alchimie s’est créée de façon très naturelle, ce qui n’est pas toujours le cas avec un partenaire de cinéma. Moi, je n’ai aucun problème avec le corps. De toute façon, personne n’est parfait : il faut faire la paix avec soi-même. Et De Niro s’est prêté à ce strip-tease avec beaucoup de simplicité. Il est tellement superbe à 60 ans passés ! Il a su dégager tout ce qu’il y a d’italien dans ses racines : quelque chose de macho et de soumis en même temps. L’homme italien a besoin de sa mamma, de ses pâtes et de ses câlins. Même quand il est marié, avec quatre enfants, il va manger les pâtes chez la mamma et s’y faire dorloter.

ELLE. Ce n’est pas un hasard si vous n’avez pas épousé un Italien !

M.B. J’ai eu des fiancés italiens. Mais c’est vrai que, finalement, ce n’est pas un Italien qui est resté dans ma vie. Je me sens hyper féminine – je suis une femme qui ne veut absolument pas être un homme ! [grand rire] – mais, depuis mon plus jeune âge, je ne veux pas dépendre des hommes. Et ça, ce n’est pas bien admis en Italie comme dans beaucoup de pays méditerranéens. C’est un pays merveilleux, l’Italie, mais les femmes ont encore du chemin à parcourir pour trouver leur identité.

ELLE. Pour vous, comment ce besoin d’indépendance s’est-il malgré tout construit ?

M.B. Je crois que, dans ma tête, je ressemble à l’homme qu’est mon père. Dans mon enfance, il n’était pas très présent car il s’occupait d’une société de transports, mais il a su me manifester son amour et me donner une vraie place. Je suis fille unique, et ma mère, qui ne travaillait pas, m’a également couverte d’affection. Je ne me souviens pas d’un matin où elle ne m’a pas préparé le petit déjeuner. Pourtant, mes parents ne m’ont pas étouffée, ils m’ont incitée à penser par moi-même, à me sentir libre. Je pouvais me confier à eux sans crainte, sur n’importe quel sujet. Mes copines m’enviaient. Ils me parlaient des relations amoureuses comme peu d’adultes en étaient capables autour de nous. Je n’étais qu’une adolescente quand ils me disaient : « Monica, la première fois que tu feras l’amour, il faudra que ce soit avec quelqu’un qui te plaît. Et, si tu tombes enceinte, ne nous cache rien. Nous t’aiderons, nous élèverons le bébé, pour que tu ne te laisses pas enfermer, pour que tu n’arrêtes pas tes études… »

ELLE. Pourquoi avaient-ils une attitude aussi permissive, aussi compréhensive ?

M.B. Peut-être parce qu’ils étaient jeunes : quand j’avais 14 ans, ils en avaient seulement 34. Ils avaient peur que je ne me mette en danger, ils me protégeaient tout en privilégiant l’autonomie. Je n’ai jamais oublié. J’ai travaillé très tôt, comme mannequin, pour qu’il n’y ait aucune interférence matérielle dans mes relations amoureuses. Si ça n’allait plus, je voulais pouvoir partir sans me demander comment j’allais survivre.

ELLE. La beauté vous donne aussi un pouvoir et donc une certaine sécurité…

M.B. Ne croyez pas ça, je suis dépendante de l’amour et donc, au fond de moi, je sais que je suis fragile. C’est magnifique d’aimer, mais quelle vulnérabilité ! L’amour que je donne, que je reçois, j’en ai un immense besoin. Les attaches – un homme, les enfants –, c’est une dépendance émotionnelle.

ELLE. Vous, « la plus belle femme du monde », vous pourriez avoir peur que votre homme ne vous quitte ?

M.B. Eh, si je comprenais bien ma relation avec lui, je ne vous dirais pas ça. Mais je ne la comprends pas. Je la vis depuis seize ans sans la comprendre. Avec notre métier, nous ne partageons pas le quotidien et ça me convient, c’est fait pour moi, mais ça n’aide pas à percevoir pourquoi ça marche. Je n’ai jamais eu une histoire longue comme celle-là, du coup, en permanence, je me dis : « Pour le moment ça va. Mais pour combien de temps ? » Bien sûr, il ne faut pas oublier que ce qu’on ne maîtrise pas est intéressant. Le risque est forcément passionnant.

ELLE. Vincent Cassel a dit que ce qui l’a séduit lorsqu’il vous a rencontrée pendant le film « L’Appartement », c’est une « certaine tragédie » dans votre regard. Pourtant, vous êtes plutôt solaire…

M.B. Il avait raison. Je viens d’une région d’Italie qui s’appelle l’Ombrie… J’ai cette mélancolie en moi, ces ombres qui peuvent être dangereuses pour moi et pour les autres. Je cherche là où ça fait mal. Mais je veux rester solaire, en effet, pour me protéger. Je voudrais que les amis, ou la personne avec qui je suis, ne voient pas mes inquiétudes. On a tous des côtés merveilleux et des côtés monstrueux, ou simplement mesquins, mais il y a de l’impudeur à ne pas lutter contre ce qui est petit en nous.

ELLE. Comment luttez-vous ?

M.B. Je m’applique à n’être un poids pour personne. Reste que les peurs, les doutes, la solitude font avancer. Ils nous rendent plus indulgents envers soi et les autres. Je détesterais être enfermée sur mes propres sécurités, dans une tour d’ivoire. Ce n’était pas facile quand j’étais enfant : fille unique, j’étais très timide, j’avais peur de l’extérieur. J’ai commencé à parler avec mes camarades de classe vers 7 ans seulement. Un effort que je me suis imposé avant d’y trouver mon compte. Ensuite, je n’ai eu de cesse de sortir de mon jardin.

ELLE. Poser nue, c’est une transgression pour une ex-timide ? Une manière de vous engager face à l’intolérance et aux extrémismes ? On vous a vue, bien que très discrète, soutenir des associations qui luttent pour la liberté des femmes afghanes.

M.B. J’aime bien l’idée de la transgression et c’est vrai que cette cause me touche, comme me touchent toutes les femmes en détresse. L’an dernier, j’ai reversé les droits du livre de photos de moi faites par, entre autres, Jean-Baptiste Mondino, Helmut Newton, Richard Avedon, à l’association Paroles de femmes, qui construit des foyers d’urgence pour les femmes précaires ou menacées de violences. Je suis contente car le livre en est à la troisième réédition. Mais poser nue, c’est surtout exprimer ma liberté. Célébrer le corps, sa pureté, sa sincérité, me plaît beaucoup. Les femmes de ma famille m’ont appris qu’être féminine ce n’est pas un péché. Ma grand-mère Ada, qui avait eu un enfant à 47 ans, était toute menue, et encore très jolie à 80 ans. Raffinée, avec les ongles faits, elle allait à la messe avec du rouge à lèvres feu. J’y voyais une femme qui se faisait plaisir en étant femme, pour elle-même, pas pour un homme. J’aime les corps nus : chez moi, il y a des photos de nus, des tableaux de nus. Cela ne m’empêche pas de penser que la beauté ne suffit pas pour être séduisant. La beauté est ennuyeuse sans la sensibilité, l’intelligence. C’est ce que je dis à Deva, ma fille aînée.

ELLE. Votre grand-mère Ada a eu un enfant à 47 ans. Vous aimeriez avoir un troisième enfant ?

M.B. Non, basta ! Avec mes deux filles, qui ont 6 ans et demi et 1 an, c’est bien ainsi, mon bonheur est complet. Je peux comprendre les femmes qui ne veulent pas d’enfant mais, moi, je n’aurais pas pu me passer de la maternité. J’ai aimé être enceinte, allaiter, prendre mon temps pour revenir à un poids normal, sans stress. Je fais tout pour vivre pleinement les moments maternels. Les tournages nous entraînent dans une vie de bohème, d’avions en hôtels et avec des maisons différentes… Mes enfants, que j’emmène partout avec moi, ne connaissent pas la stabilité domestique, mais je veille à leur donner un équilibre émotionnel, une tranquillité des sentiments.

ELLE. De quelle façon ?

M.B. Par la vraie vie : prendre les repas ensemble, dormir ensemble, parler de tout… Tout en aimant beaucoup mon métier, sa lumière, ses exigences, j’ai besoin de me retrouver souvent avec mes proches, dans la normalité de la vraie vie.

ELLE. Qu’attendez-vous du cinéma qu’il ne vous ait pas donné ?

M.B. J’ai beaucoup de chance : je suis sollicitée par des réalisateurs aux univers très différents. Je viens de tourner « Un été brûlant », de Philippe Garrel, une histoire d’amour maudite entre une comédienne et un jeune peintre, incarné par Louis Garrel. Puis, j’ai joué une femme iranienne dans « La Saison des rhinocéros », du cinéaste iranien Bahman Ghobadi, qui avait fait le superbe film « Les Chats persans ». Chaque rôle m’intimide, mais ce ressenti me donne une énergie folle pour être à la hauteur.

ELLE. C’est aussi une manière de séduire l’homme que vous aimez ?

M.B. Bien sûr ! Tout en évitant, là encore, de lui imposer mes doutes et mes démons.

 

http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/Interviews/Monica-Bellucci-a-nu-1610260

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