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2017, mai — Le Parisien (France) — Festival de Cannes : Monica Bellucci, reine du bal

Festival de Cannes : Monica Bellucci, reine du bal

LE PARISIEN MAGAZINE. Du 17 au 28 mai, Cannes et le cinéma fêtent leurs noces de platine.L’actrice italienne, maîtresse de cérémonie de la 70e édition, nous confie ses souvenirs de la Croisette, qui déroule cette année le tapis rouge à Pedro Almodóvar président du jury, Nicole Kidman superstar, Alejandro Iñárritu en réalité virtuelle… Quel festival !

Un baiser fougueux échangé avec Catherine Deneuve et une provocation adressée aux réalisateurs Woody Allen, présent dans la salle, et Roman Polanski. Souvenez-vous : l’an passé, c’est un Laurent Laftte fringant mais insolent qui jouait les maîtres de cérémonie des soirées d’ouverture et de clôture du Festival de Cannes. Cette fois, pour souffer les 70 bougies du vénérable événement, Cannes a fait le choix du glamour à l’italienne, en la personne de Monica Bellucci. Elle succède à Lambert Wilson, Audrey Tautou, Mélanie Laurent… et Monica Bellucci. En 2003 déjà, en robe de sirène blanche, la bellissima avait assuré le lever et le baisser de rideau avec élégance et majesté. Elle se souvient du stress ressenti à l’époque et aimerait, cette fois, jouer sa partition « avec plus de légèreté, de souplesse ». A deux semaines du jour J, l’actrice de 52 ans, actuellement sur tous les fronts, nous avoue que, si elle réféchit beaucoup à ce qu’elle dira, elle n’a encore rien couché sur le papier. C’est elle qui écrira son discours intégralement, avant que des auteurs y jettent un petit coup d’oeil. « Pour éviter les fautes de français ! » avoue-t-elle en riant. L’humoriste Alex Lutz orchestrera la mise en scène. Depuis sa première venue sur la Croisette, il y a dix-sept ans, la pulpeuse Italienne a endossé tous les rôles : Madame Loyal, donc, mais aussi actrice (en sélection offcielle ou hors compétition), chargée de la remise de prix et membre du jury. Presque aphone – un comble pour celle qui prononcera les premiers mots du millésime 2017 ! –, elle nous appelle de New York pour commenter, mezza voce, son album souvenir et nous raconter « son » Cannes en six temps forts.

Cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes, le 17 mai à 19 h 15, cérémonie de clôture le 28 mai à 19 h 15. En clair et en direct sur Canal +.

2000 : Baptême

« Jeune actrice, je regardais le Festival de Cannes comme un rêve. Le cinéma français représentait pour moi un doux mélange de charme et d’esprit. Les stars françaises, c’était Brigitte Bardot, bien sûr, mais aussi Jeanne Moreau, Annie Girardot… Une féminité bien différente de la féminité italienne, avec quelque chose de plus moderne, une vraie beauté de caractère qui m’impressionnait. A l’occasion de ma première venue à Cannes, en 2000, pour le film américain Suspicion, de Stephen Hopkins, aux côtés de Morgan Freeman et Gene Hackman, j’étais fébrile, extrêmement angoissée. Imaginez le tapis rouge, la tension énorme, les photographes qui crient votre nom, la projection dans une salle gigantesque… Mais j’avais heureusement à mes côtés deux gentlemen, de vrais anges gardiens. Morgan Freeman me tenait par les hanches et faisait tout pour me rassurer. Et ça a marché ! »

 

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2002 : Scandale

« Vincent (Cassel, son mari à l’époque, NDLR), Albert Dupontel, Gaspar Noé et moi, nous présentons Irréversible en sélection officielle. Nous avions vécu le tournage comme celui d’un petit film d’auteur un peu rock’n’roll. Nous nous doutions que cette histoire d’amour, de viol et de vengeance remuerait le public, mais nous n’avions pas prévu des réactions si excessives. Certains spectateurs ont fait un malaise ou ont quitté la salle en hurlant au scandale, tandis que d’autres, qui trouvaient l’œuvre formidable, criaient au génie. Ce film mêle violence et poésie, comme la vie. A nous de survivre entre les deux. » Monica Bellucci s’interrompt : « J’entre dans un tunnel, comme dans… Irréversible (elle fait allusion à la scène de viol du film, qui a lieu dans un tunnel, NDLR). » Deux minutes plus tard, elle rappelle : « Aujourd’hui, Irréversible est étudié dans les écoles de cinéma, je me dis qu’on a eu raison de le faire ! Sans lui, ma filmographie ne serait pas ce qu’elle est. »

2003 : Grand oral

Nommée maîtresse de cérémonie en 2003, Monica Bellucci ressent « un trac fou ». - E. Scorcelletti/Photo12

« Cette année-là, je suis choisie pour présider les cérémonies d’ouverture et de clôture du festival. C’est une responsabilité importante : à moi d’ouvrir et de fermer le bal, de mettre les autres dans la lumière, de susciter l’intérêt du public. J’ai un trac fou. Des cérémonies aux projections, en passant par la montée des marches, chacun des moments que l’on vit à Cannes est source d’anxiété car cet événement a un effet amplificateur énorme. On porte des robes de princesse et de beaux bijoux, mais on a aussi le sentiment de participer à un grand cirque, de descendre dans une arène où l’on peut recevoir, en alternance, des vagues d’amour et de haine. Cela fait grandir en accéléré et apprend à composer avec ce métier. Mais ceux qui sont trop fragiles ne résistent pas… »

 

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2006 : Rencontres

« Un grand moment ! Membre du jury sous la présidence de Wong Kar-wai, je vois trois films par jour. Mais je ne suis pas journaliste : absorber autant d’informations et d’émotions en un temps si court, c’est difficile ! J’ai un vrai coup de cœur pour le film de l’Italien Paolo Sorrentino, L’Ami de la famille, et j’apprécie particulièrement l’éventail des genres, des couleurs et des voix qui nous est offert. Entre les membres du jury se nouent des rencontres, mais pas des amitiés. C’est propre au cinéma : on vit des moments de complicité et on apprend beaucoup aux côtés de gens que, pour la plupart, on ne reverra pourtant jamais. »

2009 : Duo

« J’ai beaucoup de respect pour Sophie Marceau, pour sa capacité à durer, après avoir commencé le métier à 13 ans. C’est rare. Cette année-là, je monte les marches à ses côtés pour le film de Marina de Van, Ne te retourne pas, présenté hors compétition. Elle, la Française, et moi, l’Italienne, nous portons un duo de robes rouges. Un joli souvenir. »

2014 : Surprises

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L’actrice italienne pose avec ses jeunes partenaires des Merveilles, d’Alice Rohrwacher, qui reçoit le Grand Prix en 2014.

Chassery+Klotchkoff+Vandeninde/KCS

« La richesse de Cannes est de mettre en avant aussi bien d’énormes machines hollywoodiennes que des films d’auteur plus modestes. Ainsi, Les Merveilles, ce film d’Alice Rohrwacher dans lequel j’ai joué, a pu être vu dans le monde entier grâce au festival, qui lui a accordé le Grand Prix du jury. La même année, j’ai eu plaisir à remettre le prix d’interprétation masculine à Timothy Spall, l’acteur de Mr. Turner, signé Mike Leigh. J’ai été surprise par son discours incroyable : il ne s’arrêtait plus, on aurait dit qu’il n’avait pas parlé depuis des années ! On voyait qu’il en avait besoin. Cannes peut aussi avoir un effet libérateur (rires) ! »

 

La dolce vita

Monica a… vu le jour en Italie le 30 septembre 1964, puis navigué tout au long de sa carrière entre trois pays. En France, L’Appartement, de Gilles Mimouni (1996), lui a valu une nomination au césar de la révélation, et permis de rencontrer Vincent Cassel (son mari de 1999 à 2013). Aux Etats-Unis, elle apparaît notamment chez Francis Ford Coppola (Dracula, 1992) et Sam Mendes (007 Spectre, 2015). Parallèlement, elle continue de défendre le cinéma d’auteur italien.

 

Monica va… briller dans la saison 3 de Mozart In the Jungle (le 14 mai sur OCS) et dans la nouvelle saison de Twin Peaks (le 22 mai sur Canal +). Au cinéma, elle sera à l’affche de On the Milky Road, d’Emir Kusturica, le 12 juillet. Enfn, sa belle autobiographie, Rencontres clandestines, vient de paraître (L’Archipel, avec Guillaume Sbalchiero).


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