Slider
The_Light_Between_Us_by_Vincent_Peters.jpg
Max_Vadukul_Monica_Bellucci_Cartier_2000.jpg
Monica-Bellucci-lors-du-69eme-Gala-de-la-Croix-Rouge-Monegasque-dans-la-Salle-des-Etoiles-du-Sportin_width1024_2.jpg
Monica-Bellucci-lors-du-69eme-Gala-de-la-Croix-Rouge-Monegasque-dans-la-Salle-des-Etoiles-du-Sportin_width1024.jpg
2017_Monica-Bellucci_Donostia.jpg
kyle_maclachlan_In_Paris_on_Twin_Peaks_with_Monica_Bellucci_2017.jpg
Alex-Bramall-Monica-Bellucci-Vanity-Fair-Spain-05-2.jpg
Alex-Bramall-Monica-Bellucci-Vanity-Fair-Spain-02.jpg
Alex-Bramall-Monica-Bellucci-Vanity-Fair-Spain-10.jpg
1995_Monica_Bellucci_Dirg_Vogel.jpg
MB_Spain_2017.jpg
2017_Monica_Bellucci_Taratata.jpg
Love_Spain_2017_Monica_Bellucci.JPG
Monica_Bellucci_Donostia_Award_San_Sebastian_Film_Festival_2017_093.jpg
Monica_Bellucci_Donostia_Award_San_Sebastian_Film_Festival_2017_092.jpg
Monica_Bellucci_Donostia_Award_San_Sebastian_Film_Festival_2017_091.jpg
Monica_Bellucci_Donostia_Award_San_Sebastian_Film_Festival_2017_089.jpg
Monica_Bellucci_Donostia_Award_San_Sebastian_Film_Festival_2017_087.jpg
Latest Photos
2017, may – Tele 7 (France) — Monica Bellucci Star des séries !

Télé. On dit que les stars n’existent plus. Monica est toujours là. Et son étoile va briller sur deux séries très attendues : Mozart in the Jungle et Twin Peaks. Mais aussi sur le Festival de Cannes, où elle sera la maîtresse de cérémonie.

Click to view full size image

Qui a dit : « Ce n’est pas de couilles dont nous avons besoin pour que le monde aille mieux » ?

(Rires) C’est moi ! Mais hors contexte, c’est un peu étrange… J’ai dit ça à un magazine en parlant de la féminité. Pour que les femmes s’expriment et existent socialement, elles ne doivent pas, à mon avis, devenir des hommes, mais, au contraire, mettre en avant leur féminité. Nous ne sommes plus dans le schéma de la femme reproductrice. La féminité n’est pas liée aux ovaires, c’est beaucoup plus profond ! Et les femmes l’ont bien compris. Elles prennent de l’espace, s’assument. C’est en trouvant l’équilibre, ensemble, que l’on pourra trouver la paix. Sûrement pas en faisant la guerre, avec nos couilles !

Comment dit-on, en italien ? C’est sans doute plus joli qu’en français… Palle (avec lÕaccent, ndlr).

Votre discours est féministe, non ? Je respecte beaucoup les féministes, elles se sont battues pour nous, le poing levé. Mais certaines d’entre elles avaient renoncé à leur féminité. Moi, je suis une femme qui aime les hommes. Je dois même les remercier. J’ai travaillé avec des réalisatrices très intéressantes, comme Rebecca Miller ou Danièle Thompson, mais quand je regarde mon parcours cinématographique, il y a cinq femmes pour cinquante hommes.

Au cinéma, vous avez beaucoup joué les femmes, mais assez peu les mères…

C’est vrai. J’ai plus souvent été la figure maternelle dans la vie qu’à l’écran.

Une mère italienne est-elle une mère comme les autres ?

C’est une mère « sacrificielle », mais c’est aussi une femme puissante. La mère italienne donne au-delà de soi. Elle donne avant de recevoir. Mes filles sont ma priorité absolue dans la vie, je ne peux pas dire le contraire. C’est inné.

Petite fille, vous vous rêviez en princesse. C’est arrivé ?

Je rêvais d’être comédienne. Et le rêve s’est réalisé.

Vous avez commencé au cinéma avec Francis Ford Coppola dans Dracula, et tournez désormais une série avec son fils, Roman, également producteur et réalisateur. La boucle est bouclée ?

C’est Roman qui, à l’époque, avait montré une photo de moi à son père pour le casting de Dracula. C’est grâce à lui que j’ai décroché mon « petit moment » sur le film. Nous nous sommes retrouvés pour Mozart in the Jungle. C’est une coïncidence de la vie.

Dans la série, vous jouez, en tant que guest star, une cantatrice. Si je vous demande de chanter, les verres vont exploser ?

(Rires) Je ne suis pas chanteuse, ce n’est pas mon truc. Dans la série, tout est en play-back. J’ai eu la chance de faire un duo incroyable avec Plácido Domingo. C’était magnifique de voir son énergie et sa passion. Tout est une question d’énergie, pas d’âge.

Le play-back est vraiment parfait, on y croirait !

J’ai travaillé comme une folle pour y arriver. Je chante en français, en anglais, en allemand et en italien. Tout est au millimètre près, même la respiration. Il fallait que l’émotion passe. Et que cette voix devienne la mienne. C’est quelque chose de très fragile d’être chanteuse d’opéra. Beaucoup plus que d’être comédienne. On ne peut pas tricher.
Vous partagez l’affiche avec le comédien Gael García Bernal. Un beau petit Mexicain et une bombe italienne, ça fait quoi ?
Ça fait « boum » ! (Rires) Avec lui, tout est facile. Il est toujours dans l’empathie, très intelligent, sensible. Il perçoit les choses. Nous avons des scènes très fortes dans la série. Je joue une femme qui meurt et renaît grâce à lui. Ce jeune chef d’orchestre la regarde avec admiration et passion, et elle retrouve la flamme.
Elle est aussi très fragile. Comme vous ?
La première fois qu’on la voit chanter, ses mains sont en sueur, elle tente de masquer ses tremblements… Ça lui coûte beaucoup. Il faut prendre de la distance, tout en conservant la fragilité. La peur permet au talent de rester vivant. Et la fragilité rend les gens humains.

Dans la série, la presse est plutôt cruelle avec elle. Vous êtes passée par là aussi ?
Quand tu es comédienne, tu dois « dealer » avec la lumière. Et, potentiellement, te brûler. Mais il faut faire avec, prendre de la distance, et alterner avec l’ombre pour se ressourcer.

Dans le dernier James Bond, vous incarniez une femme de 50 ans qui ne tente pas d’en paraître 40. Et dans la vie ?
Dans la vie, je suis comme je suis. « Take it or leave it ! »

Vous semblez assumer votre âge…

Attention, il ne faut pas exagérer ! Mais je me dis que j’ai beaucoup de chance d’être en bonne santé, mes enfants aussi. Le temps passe. Vieillir fait partie de la vie. Je regarde les femmes qui vieillissent bien, et ça me plaît.

Vous n’appréhendez pas la décennie suivante ? Je ne sais pas…

Peut-être qu’on se rencontrera plus tard et que je serai toute refaite ! (Rires) Pour le moment, l’âge qui passe, j’arrive à faire avec. Quand je vois Isabelle Huppert, Julianne Moore ou Judi Dench, avec des rôles forts, une belle féminité, je trouve ça magnifique. Les femmes se respectent plus, et le regard sur elles change.

Le regard sur vous a changé aussi. Les gens se sont rendu compte que vous étiez davantage qu’une « belle image » sur papier glacé. Pourquoi, d’après vous ?

C’est grâce à l’âge. Vous voyez, ça sert à quelque chose ! La beauté de la jeunesse peut être un gage, car on n’arrive pas à aller au-delà de cette chose qui est tellement forte qu’elle cache tout le reste. Quand cette beauté commence à se prendre quelques coups, on regarde autre chose. Je n’ai pas changé, mais ce masque abîmé a réduit la distance. On me regarde pour autre chose aujourd’hui.

Connaissez-vous déjà les mots avec lesquels vous allez ouvrir le Festival de Cannes, en tant que maîtresse de cérémonie ?

Non, mais ce seront des mots que je ressens. Je ne sais pas faire autrement. J’ai présenté à Cannes des gros films, des petits, des films d’auteur, des films internationaux… Ce festival m’a permis d’exister. Quand ils m’ont appelée pour être maîtresse de cérémonie, j’ai été très touchée.

La nouvelle saison de Twin Peaks y sera aussi présentée. Faitesnous quelques révélations…

Je n’ai rien le droit de dire. Je peux juste vous confirmer que je fais bien partie du casting !

Interview Olivier Boucreux l Festival de Cannes, cérémonie d’ouverture, mercredi 17 mai, sur Canal+.


Published by: admin
Comments disabled

Обсуждение закрыто.